Platon, La République, réfutation de Céphale
Habilement, Socrate amène Céphale à définir la justice. Sa conception est très simple et large (voir populaire) : la justice c'est ne pas mentir (dire la vérité) et ne rien devoir à personne. Son idée est fort simple. Près de la mort (devenu vieux) je serai plus calme si j'ai vécu de manière juste. C'est-à-dire honnêtement (dire la vérité) sans rien devoir à personne (pas de dette). En réalité, c'est là sa thèse. Donc il n'a pas d'argument. Socrate pourra aisément réfuter cette idée de Céphale : si un ami me prête ses armes et que, devenu fou, il me les redemande, je devrai alors être honnête (dire la vérité) et les lui redonner (pas de dette). Il est évident qu'agir ainsi n'est pas juste. Cet homme devenu fou pourrait très bien faire un usage insensé de ses armes. Il serait plus juste de lui mentir et de ne pas les lui remettre. La thèse de Céphale devient donc : Parfois la justice est de dire la vérité et de remettre aux autres ce qu'on leur doit, parfois non. Cette thèse a donc perdu la valeur de vérité que cherche Socrate avec l'universalité : elle n'est plus invariable, mais incertaine et changeante.
Frederic Chatillon  -  04 juillet 2014

Légende

 (C)Il est donc impossible que la conception de la justice de céphale soit la bonne.
 (P2)Donc si un ami soldat me prête ses armes, mais qu'une fois devenu fou il me les redemande, il est logique que je les lui remette.
 (P3)Mais on voit bien que si mon ami a perdu la raison, il serait trop déraisonnable de lui redonner ses armes.
 (P1)Selon Céphale, la justice c'est dire la vérité et remettre ce que l'on nous a prêté.


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